Les douleurs pendant les rapports sexuels ne sont pas une fatalité
27 Mai

Ça ne vous est jamais arrivé, ça vous tombe dessus d’un coup et ça met le bazar dans votre vie intime. Désagréables, d’autant plus frustrantes qu’elles semblent inexplicables, les douleurs pendant les rapports sexuels ne sonnent pas pour autant le glas de votre sexualité. Avec une bonne prise en charge, elles sont amenées à devenir de mauvais souvenirs ou comment ne plus avoir de douleur en faisant l’amour !

Evidemment, c’est facile à dire car le sujet est quand même un peu tabou. Vous en connaissez beaucoup des filles qui s’épanchent sur leurs rapports douloureux ? Dans notre société dédiée à la performance, dire qu’on «y arrive pas », que c’est « désagréable » ou tout simplement qu' »on ne plus avoir de douleurs pendant les rapports sexuelles » n’est pas de mise. Primo : le sexe n’a rien d’un tournoi sportif. Deuxio : c’est justement en en parlant que vous trouverez une solution.

Le sujet a beau être tabou, il faut parler !

En parler d’accord, mais à qui ? Aux copines ? Oui, bien sûr, mais vous risquez de vous retrouver face à un monceau de commentaires et de conseils plus ou moins farfelus.

« T’es sûre que tu n’as pas vécu de traumatisme pendant l’enfance ? » (ben oui), « je t’avais dit que t’étais pas compatible avec ce type » (désolée, mais ça se passait très bien avec lui jusque-là), « ça se trouve, tu préfères les femmes » (ben non, j’ai essayé et c’est pas mon truc) …

On se calme, on ventile… Et on écoute les médecins : tous s’accordent à dire que la dyspareunie, le terme médical désignant ces fameuses douleurs, n’est pas une maladie mystérieuse et incurable. Le corps médical est unanime à ce sujet : il s’agit d’un ensemble de symptômes et il n’est absolument pas normal de souffrir pendant un rapport sexuel, même une seule fois.

Si ça se trouve, c’est trois fois rien

Gynéco, généralistes ou sexologues sont là pour vous aider à comprendre ce qui vous arrive. Et si l’explication était physiologique ? Une douleur pendant les rapports sexuels peut s’expliquer par une foultitude de causes : un accouchement récent, une mycose, l’arrivée de la ménopause, un kyste ovarien, une inflammation des trompes, une cystite… Rien qui ne puisse résister à la médecine moderne ! Ce qui vous apparaissait comme une catastrophe vous vouant à l’abstinence (ou à souffrir en silence) n’est finalement pas insurmontable. A condition de bien analyser cette douleur. Dire « j’ai mal » ne suffit pas.

Où avez-vous mal exactement ? A l’entrée ou au fond du vagin ? Quand ? Au début du rapport ou tout du long ? Comment ça fait mal ? Ça démange, ça brûle ou s’agit-il d’une douleur sourde et lancinante ? Autant de questions (et de réponses) qui aideront votre médecin à mener l’enquête, à comprendre l’origine de cette douleur et à la soigner. Pas toujours facile d’évoquer ces sujets, d’où l’importance de trouver, si ce n’est déjà fait, un professionnel de santé en qui vous ayez pleine confiance.

Douleur en faisant l'amour
Le sexe ne doit jamais être douloureux (sauf si on l’a choisi).

La piste psy : à suivre même si vous n’êtes pas victime d’un traumatisme

Et puis nous ne sommes pas que des mécaniques plus ou moins bien réglées. L’explication à ces douleurs peut être psy. Je vous entends d’ici : « Ah le fameux « c’est tout dans la tête » dont on sent bien le sous-texte, à savoir : « c’est des trucs de bonnes femmes » !!!» On se re-calme, on re-ventile.

Si des expériences traumatiques peuvent expliquer des douleurs, d’autres facteurs, qui peuvent apparaître moins évidents de prime abord, sont à considérer. Le désir d’enfant et surtout le fait de ne pas parvenir à en avoir peut constituer une cause, par exemple. Vous vous mettez la pression et votre corps ne suit pas. L’explication peut même être carrément anecdotique comme cette femme qui désire toujours son partenaire, qui n’a aucune raison médicale de souffrir, qui va bien dans sa vie… Que s’est-il passé pour que ces douleurs viennent perturber sa vie sexuelle ? Un déménagement. Quel rapport ?  Dans ce nouveau lieu de vie, la chambre du petit dernier se trouve juste à côté de celle de ses parents. D’où une certaine gêne. Et des douleurs qui disparaissent « comme par magie » après reconfiguration de l’appartement. Bref, pas de quoi se mettre la rate au cours bouillon.

Et votre partenaire ?

Reste qu’il y a une personne très directement concernée à laquelle vous pouvez également parler : votre partenaire. Qu’en dit-il lui ? Que ressent-il ? Y a-t-il disproportion entre la taille de votre vagin et de celle de son pénis ? Est-ce que vous pratiquez de nouvelles positions ? Bref, il n’y a pas que votre corps qui est en jeu. Celui de monsieur aussi. Et s’il est primordial de parler à un soignant, médecin ou sexologue, dialoguer avec son partenaire peut également s’avérer fructueux. Pourquoi un homme se réduirait au statut de bête sauvage qui prend son plaisir et se fiche du reste ? Peut-être que ça l’intéresse lui aussi que vous ne parveniez plus à prendre de plaisir avec lui. Peut-être va-t-il vous proposer de nouvelles positions…

Pour traverser cette période désagréable et retrouver la joie des ébats, il faut parler. A votre gynéco, à votre partenaire, à un psy si besoin. Car rien ne vous oblige à avoir mal. Rien ne vous oblige à subir des pratiques sexuelles qui vous sont douloureuses. En d’autres termes, si la pénétration est douloureuse, il y a d’autres façons de se donner du plaisir !

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