Le vaginisme
15 Déc

Le vaginisme est un trouble de la sexualité peu connu mais qui concerne pourtant beaucoup de femmes. Ce dysfonctionnement sexuel se traduit par la contraction involontaire réflexe des muscles pelviens à toute tentative d’introduction d’objet dans le vagin. Cette contraction rend la pénétration très douloureuse voire impossible dans certains cas.

Par ailleurs, la simple anticipation d’une pénétration vaginale peut déclencher la contraction réflexe. Souvent ce n’est pas la contraction en elle-même qui est douloureuse mais la tentative de pénétration alors que le vagin est « clos ».

Ce trouble fonctionne comme un cercle vicieux : c’est l’appréhension de la douleur qui déclenche la contracture. Cette contracture est elle-même à l’origine de la douleur ce qui va donc augmenter l’appréhension de la douleur. La douleur n’est pas dans la tête mais est bel et bien réelle.

Souvent, il n’empêche pas la réponse sexuelle normale comme l’excitation, la lubrification et l’orgasme produits par stimulation du clitoris.

Attention à ne pas confondre vaginisme et atrophie vaginale. L’atrophie vaginale est un trouble propre à certaines femmes ménopausée. Il correspond à la perte de souplesse et l’amincissement des parois du vagin, souvent accompagnés d’une sécheresse sévère causant des irritations et des sensations de brûlures.

Distinguer son vaginisme

On distingue deux types de vaginisme selon le moment de son apparition. Le vaginisme primaire est la forme la plus fréquente. Il apparaît dès le début de la vie sexuelle : la pénétration est difficile voire impossible depuis toujours. Le vaginisme secondaire concerne le plus souvent les femmes subissant une longue période sans rapports sexuels suite à un accouchement par exemple ou un événement traumatisant comme une agression sexuelle.

On distingue également deux formes de vaginisme selon leur étendue. Le vaginisme « global » se produit dans toute situation et avec tout objet : lors d’un examen gynécologique, à l’introduction d’un tampon, pendant un rapport sexuel… A l’inverse, le « situationnel » n’a lieu que dans certaines situations; cela peut dépendre du partenaire ou bien de la tentative d’introduction (examens gynécologiques, tampon, rapports sexuels…)

Le vaginisme, une fatalité ?

Malheureusement, les tabous autour de ce trouble ont la peau dure. Pour être diagnostiqué et traité, il est pourtant nécessaire d’en parler à son médecin. D’ailleurs, plus vite il est détecté et pris en charge, plus facile il sera à traiter, contrairement à un vaginisme installé depuis de nombreux mois voire années.

Dans tous les cas, le vaginisme n’est pas une fatalité. Celui-ci se soigne, parfois avec un peu de temps. Différents spécialistes sont recommandés dans le traitement d’un vaginisme : gynécologue, kinésithérapeute, sexologue ou encore psychologue.

Poser le diagnostic

Vous pouvez vous tourner vers votre médecin traitant qui vous dirigera à son tour vers un spécialiste ou vous pouvez prendre directement rendez-vous chez un gynécologue. En effet, l’examen gynécologique est nécessaire dans un premier temps afin d’éliminer toute autre cause physique qui serait à l’origine de cette impossibilité de pénétration. Les causes physiques possibles ? Une vulvodynie ou même une vestibulodynie. Dans de rares cas, un hymen trop résistant peut être également en cause. Seul un médecin est en mesure de poser un diagnostic c’est pourquoi il est nécessaire de consulter.

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